• le 15 mai 2017 - Cyberattaque : Êtes-vous concernés ?

    Le programme utilise une faille de Windows, que l'agence nationale de sécurité américaine (NSA) avait repérée et qu'un groupe de hackers appelé Shadow Brokers a révélée au grand jour.
    La brèche dans le système Windows utilisée par les pirates, appelée EternalBlue, a été patchée pour les versions de Windows sorties après XP. Sont concernés par l'attaque tous ceux qui travaillent sous XP ou dont le système d'exploitation n'est pas à jour avec les différentes mises à jour de sécurité.

    Pour contrer l'attaque, Windows a sorti ce samedi 14 mai 2017 au matin une mise à jour de certaines versions de ses logiciels. Ces patchs de sécurité pour les vieux systèmes d'exploitation ont permis de ralentir la progression du virus. Si vous tournez sous XP ou si vous n'avez pas fait les dernières mises à jour, il est vivement conseillé de les télécharger.


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  • Le 05 avril 2017 - Si votre chef vous prie d'aller télétravailler en plein désert, sachez que ça fonctionne.

    Lillois de 58 ans, PDG de timbropresse (qui édite Timbres magazine) Monsieur Toulemonde s’en est allé, vivre seul 40 jours dans le désert d’Oman avec deux PC, et l’ambition de continuer de gérer son entreprise à distance. Il serait facile d’écrire qu’il est timbré, mais je ne le pense pas, enfin pas totalement, je m’explique.

    Voilà un homme probablement intelligent, qui était déjà allé vivre seul sur une ile déserte en Indonésie pour prouver qu’il est possible de télétravailler même dans des conditions extrêmes. Très bien et finalement pourquoi pas ? Sauf que pour la presse c’est devenu un vrai sujet. Le risque ? Donner au télétravail une nouvelle fausse image.

    Ce qui est plus difficile à comprendre, sont ses déclarations à la presse. Il fait très chaud. OK. Il a soif. OK. Mais bon téléphoner au médecin pour savoir s’il peut boire de l’eau chaude ... se plaindre de la chaleur et raconter que son pc allait fondre quand il fait 40° en plein soleil sont des remarques dignes d’un voyageur ... très débutant.

    Son équipement de base n’est pas vraiment portable, deux panneaux solaires, un téléphone satellite et deux ordinateurs.

    Tout voyageur un peu expérimenté, se prépare un minimum à l’avance pour s’aventurer dans ces endroits. 40° c’est une température normale dans de nombreuses régions du Monde (et même chez nous certaines années). Alors dire que l’un des PC avait failli fondre, c’est sans doute spectaculaire mais pour le moins exagéré.

    Comme je suis allé non seulement dans les iles du côté de Sumatra et dans quelques déserts africains je suis moins sensible à ce que rapportent les journalistes qui couvrent son expérience. J’ai vu un peu partout autour du monde des PC fonctionner dans des conditions extrêmes. Le long des pistes au Sénégal par exemple. J’ai également vu un technicien réparer un pc en pleine journée sous le soleil d’Égypte, assis simplement sur les marches d’un escalier de pierres à proximité des Pyramides. Alors, chaleur, vent brûlant, hygrométrie pesante sont les données normales dans ces contrées.

    S’il veut démontrer que l’on peut télétravailler de partout et dans des conditions extrêmes, le défi du télétravail poussé à son paroxysme, c’est un peu loupé.

    Le télétravail, c’est le travail à distance. Il n’est pas nécessaire d’aller si loin pour démontrer que ça fonctionne. Et même, qui va véritablement aller télétravailler dans le désert ?

    Tous les techniciens de l’extrême savent communiquer, qu’il s’agisse d’un cosmonaute d’un technicien d’une plate-forme pétrolière ou un Ingénieur basé en antarctique.

    Bref, que veux nous démontrer exactement ce Monsieur ? Personne ne sait vraiment, sauf que le coup du télétravail ça ne fonctionne vraiment pas pour ceux qui savent un peu de quoi il retourne. Alors ? 40 jours loin de chez lui ? C’est exactement la même durée que Koh Lanta, sans les épreuves mais avec du riz.

    Pourquoi le désert d’Oman ? J’ai lu il y a très peu de temps un article qui expliquait que l'Arabie Saoudite veut créer, grâce au télétravail, jusqu'à 141.000 postes pour les femmes à l'horizon de 2020. Le royaume ambitionne de porter la proportion des femmes au travail à 28%, contre 23% en 2016. Alors il suffit de regarder la carte pour comprendre. Serait-ce là la vraie motivation de ce chef d’entreprise ? Il avoue juste vouloir écrire un livre.

    Gérard VALLET


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  • le 17 janvier 2017 - A l'heure ou les candidats de gauche et de droite entrent en campagne, savoir qui est plus (ou moins) pour le numérique (incluant le télétravail, mais pas que ...) ne manque pas d'intérêt. Terra Nova le sait bien puisque ce rapport tombe justement ces jours derniers. Nous en publions la synthèse. Sur le site de Terra Nova, vous pouvez librement télécharger le rapport en totalité.

    Synthèse

    Les territoires isolés (communes où moins de 25 % des actifs travaillent dans une aire urbaine soit 10 % des communes françaises pour 1,2 million de personnes) connaissent un sentiment d’abandon et de décrochage. Les raisons en sont multiples : la métropolisation de l’économie a conduit à concentrer les emplois et la création de richesses dans le cœur des grandes agglomérations ; la crise des finances publiques s’accompagne d’une raréfaction des ressources budgétaires et, dans certains cas, d’un repli des services publics ; la mondialisation entraîne une nouvelle division internationale du travail et le dépérissement de certains sites industriels excentrés.

    Ce climat se traduit, dans les territoires les moins denses, par une multiplication des comportements électoraux de rupture et un ressentiment grandissant à l’égard des métropoles, de la mondialisation, de l’Europe et des mutations technologiques qui sont en train de redessiner nos façons de produire, de consommer, d’échanger… Et les populations qui vivent dans ces territoires ont souvent l’impression d’être les oubliés de l’histoire : le monde qui change ne leur serait en rien bénéfique, il réduirait même pour eux l’horizon des possibles.

    Cette étude fait le pari contraire. La transition numérique, qui représente une mutation structurelle de l’ensemble de notre tissu productif, social et politique, n’est pas une menace pour ces territoires. Elle est déjà une réalité, une chance et permet le désenclavement des territoires isolés. Les nouveaux usages et outils permettent d’envisager un développement économique différent, plus déconcentré, une qualité de services publics et de santé réellement égalitaires sur l’ensemble du territoire national et de facto un retour dans le monde rural de populations qui devaient jusqu’alors vivre et travailler dans les grands centres urbains. Cependant, les pouvoirs publics et les syndicats ne sont clairement pas au rendez-vous, il est urgent de mettre en place des cadres légaux et réglementaires propres à permettre le développement de ces innovations et de leur potentiel économique, social et civique.

    La transition numérique participe au dynamisme du tissu productif de ces territoires. Elle permet d'accompagner une transition agricole et, avec des moyens peu coûteux, d’optimiser la production, notamment sur plan environnemental. Cependant, les entreprises de ces territoires, si elles veulent largement profiter de cette transition, notamment dans la modernisation de leur mode de distribution et dans l’élargissement de leur zone de chalandise, ont souvent besoin d’un accompagnement ou de formations.

    Des données issues d’une collaboration avec Airbnb illustrent le rôle que peut y jouer l’économie collaborative. 30 % des villages ont au moins une annonce Airbnb alors que 2/3 de ces villages ne comptent aucun hôtel. Ainsi, 123 000 personnes ont été accueillies par ce biais, ce qui a généré 14 millions d’euros de revenus supplémentaires pour ces territoires depuis 2012. Les retombées économiques locales peuvent être significatives, via les travaux de réparation, de rénovation et d'entretien engagés par les propriétaires ou via les dépenses réalisées sur place par les voyageurs (loisirs, achats de produits locaux, etc.).

    La transition numérique contribue aussi à renforcer l’inclusion sociale. La e-administration constitue une avancée dans la lutte contre les inégalités territoriales en matière d'accès au service public comme le démontre le recours à la déclaration fiscale en ligne dans les territoires isolés (30 % hors données anonymisées contre 38 % au niveau national). Mais cet effort doit être accentué. Le déploiement de la télémédecine pourrait fournir une réponse à l’enjeu d’accessibilité des soins et du maintien à domicile des personnes âgées. Toutefois, l’état actuel du droit et des remboursements en freinent le développement. De plus, il est possible de favoriser le retour de certains salariés dans les territoires isolés par le télétravail, même si le cadre légal du télétravail fait peser encore trop de contraintes sur les entreprises et les salariés désireux de s'y lancer.

    Enfin, les problématiques d’accès au réseau, de littératie numérique et de formation doivent être abordés par les acteurs privés, publics et associatifs pour tirer pleinement parti des changements en cours.

    Ce rapport formule sept propositions pour que la transition numérique dans les territoires isolés puisse répondre à un impératif de développement économique et à une ambition d’inclusion sociale et civique.


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  • Je souhaite à tous les lecteurs et lectrices,

    une bonne et heureuse année 2017.

    Voici 2017

    Gérard VALLET

    Président


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  • Le 17 mai 2016 - Cette loi n’en finit pas de faire couler de l’encre. Souvenons-nous qu’à l’origine, l’objectif était de relancer l’économie, donc d'offrir de nouvelles possibilités aux entreprises pour ajuster leurs effectifs en fonction de leur carnet de commandes.  En gros, le travail arrive, les embauches se font, le travail disparait, les licenciements suivent. Simple. Oui mais les syndicats ne voient pas cette logique d’un bon œil. C’est tout le problème pour notre pays.

    Pourtant, tout ceci était prévu et même depuis plus de 20 ans. N’oublions pas que si l’ANDT a été fondée en juillet 1994, ce n’est pas vraiment par hasard.

    À l’époque, il semblait évident que notre façon de travailler, que notre code du travail, que les exigences croissantes des syndicats ne pouvaient manifestement pas entrer dans le 21e siècle sans de profondes remises en question. Mais j’hésitais encore à me lancer dans cette grande aventure car, tout autour de moi, je m’entendais dire que ma vision des choses était fausse et que mon projet ne fonctionnerait jamais. Forcément, en France, quelque chose qui n’a encore jamais fonctionné (car nouvelle) ne fonctionnera jamais.

    Mais, pour monter le projet de l’ANDT, je rencontrais pas mal de parlementaires et, j’ai ainsi appris qu’une commission, présidée par Jean Boissonnat (1) avait pour objectif de remettre au Commissariat général du Plan sous forme de rapport, une réflexion prospective sur le travail et l’emploi à l’horizon 2015, pratiquement aujourd’hui.

    Ce rapport a été publié en octobre 1995. Il s’articule sur 4 scénarios exploratoires. « Le travail peut être à nouveau assuré à chacun et continuer à jouer un rôle moteur dans la société, à condition que nous soyons capable s de le changer, et de changer les relations que nous entretenons avec lui ».

    Le premier scénario est celui de « l’enlisement », le second est dit « chacun pour soi », le troisième « l’adaptation » et enfin le quatrième est dit de « coopération ».

    Je ne résiste pas à vous décrire le premier scénario, dit de « l’enlisement ».

    «  ...l’environnement international est peu coopératif. Des comportements individuels de repli, privilégiant le revenu par rapport au temps, une incapacité à faire évoluer la répartition entre temps de travail et temps libre ; une segmentation rigide du système productif ; aucune remise en cause du système institutionnel et juridique du travail ; un État condamné à jouer en même temps le rôle de gendarme et celui de providence. Dans ces conditions, la France continue de s’épuiser à endiguer le chômage qu’aucune reprise économique ne parvient à résorber, et à financer la survie des laissés-pour-compte. Chaque élection reste l’occasion de condamner le passé au nom du chômage et de promettre l’avenir en recommençant ce qui a déjà échoué. Jusqu’au jour de l’inévitable explosion

    Nous y voilà. En 2016 l’explosion commence. Pourtant tout était écrit. Pour l’éviter, il suffisait de choisir le scénario 4, la coopération. Ce choix fut le mien avec la création de l’ANDT et son slogan « vivre et travailler autrement ». Et bien entendu, le télétravail n’est pas absent du fameux rapport. C’est même un axe fort du scénario 4.

    La conclusion même de ce rapport démontre bien la vision qu’avaient les membres de cette commission sur le travail en 2015 :

    «  ... Ce n’est pas le travail qui manque. C’est nous qui manquons de clairvoyance pour comprendre qu’il est en train de changer radicalement et qui n’avons pas assez d’imagination pour l’organiser autrement. Dans vingt ans (2015), selon ce que nous aurons fait ou non, la France comptera plusieurs millions de chômeurs ou les français travailleront différemment. »

    Pour en revenir à la trop fameuse Loi El Khomri, nous retiendrons qu’elle a beaucoup perdue de son sens depuis sa première lecture et surtout qu’elle est passée en force sans que les derniers amendements aient été discutés.

    Alors justement que pouvions-nous trouver dans ces amendements au point qu’ils aient une portée nouvelle dans notre monde du télétravail ?

    Vous allez rire, et vous aurez bien raison.

    L’ancien secrétaire d’État Frédéric Lefebvre fait un copié collé de son ancien amendement qu’il n’avait pas réussi à faire adopter par sa propre majorité en 2009. L’employeur ne pourrait refuser à un salarié qui le demande d’effectuer du télétravail durant certaines périodes de congés – où son contrat est normalement suspendu : arrêt maladie, accident professionnel, congé parental ou maternité... – sous réserve d’un avis médical favorable.

    Ceux qui s’intéressent au télétravail depuis longtemps savent que j’avais présenté cette idée lors d’une réunion de travail à l’UMP. Monsieur Lefebvre l’avait assez mal présenté et défendue. Le 27 mai 2009, Libération titrait « travailler comme des malades » et j’étais invité à la matinale de France Info pour calmer le jeu - http://ekladata.com/yvT95NRgojgKfw1l4AFgFe6Qmw4/2009-nregistrement.mp3

    Une autre proposition, celle de Madame Anne-Christine Lang (PS) rejoint pratiquement point pour point celle formulée sur notre site depuis 20 ans - http://andt.eklablog.com/nos-propositions-p849850

    Elle souhaite comme nous, que les femmes enceintes puissent demander à effectuer du télétravail « pendant la période comprise entre la déclaration de grossesse et le début du congé de maternité ». Très bien, mais nous allions beaucoup plus loin.

    Alors, pourquoi un si long article aujourd’hui ?

    Bien entendu, et parce que nous sommes à un an des élections, faisons preuve de prudence à la fois quand ceux qui terminant leur mandat voudront convaincre que tout est de la faute des autres (ce qui est vrai, mais pas seulement puisque l’équipe sortante savait tout et n’a rien fait).

    Parce que si vous ne trouvez pas les traces du scénario 4 dans les propositions des candidats, évitez-les et refusez d’aller plus vite encore vers l’explosion.

    Également pour que vous compreniez que les idées ne viennent jamais seules dans la tête de ceux qui nous gouverne. J’ai souvent été sur leur chemin, j’ai souvent eu l’occasion de tenter de leur expliquer telle ou telle idée nouvelle, sans pour autant avoir eu le sentiment d’être vraiment entendu et d’avoir été écouté d’une oreille attentive.

    Alors, ceux qui viendront après moi devront faire œuvre de patience, le cycle politique est toujours long, de créativité pour combler le vide sidéral de ces gens qui en sont totalement démunis, de dévotion car il ne faut rien attendre en retour. En écrivant ces dernières lignes, je comprends pourquoi je n’ai pas de repreneur.

    Gérard VALLET - Président

    (1) - Issu d'une famille ouvrière parisienne, Jean Boissonnat est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1951. Directeur du service économique de La Croix entre 1954 et 1967, il est le cofondateur avec Jean-Louis Servan-Schreiber de L'Expansion puis de L'Entreprise. Rédacteur en chef de L'Expansion entre 1967 et 1986, il en dirige ensuite la rédaction (1986-1994), ainsi que celle du quotidien la Tribune de l’Expansion (1987-1992). Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont : La Politique des revenus (1966), Ed. du Seuil, Le Travail dans 20 ans (1995), Ed. Odile Jacob, La fin du chômage ? (2001) , Ed. Calmann-Lévy ...


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